15 février 1918
15 février. — À 8h15 le train me débarque à Nancy et à 10 heures je suis de nouveau à St Nicolas. Après déjeuner je monte aux positions de Valhey où tout le monde est installé ou plutôt commence à s’installer. Comme nous ne recevons pas de matériaux, les travaux d’installation avancent avec une lenteur désespérante. Par contre les travaux d’organisation du secteur sont poussés activement. Une très forte ligne de résistance passe par Einville qui en constitue un des points d’appui. La lisière nord du village est couverte de travaux qu’on perfectionne activement. Deux lignes de défense sont encore ébauchées entre Einville et Maixe. Nous sommes montés en position tout d’abord pour être prêts à intervenir au cas où les Allemands attaqueraient mais surtout pour participer à un coup de main qui doit avoir lieu ces jours ci.