11 février 1917 — retour à Joigny
11 février. — À l’expiration de ma permission je suis de retour à Joigny. Comme c’est aujourd’hui dimanche j’en profite pour visiter la ville qui est fort pittoresque surtout à cause de sa situation sur les pentes de la fameuse côte St Jacques en haut de laquelle vient mourir la forêt d’Othe et qui produit un vin renommé malheureusement presque introuvable à l’heure actuelle. La ville, naturellement très escarpée possède un grand nombre de maisons du 16e siècle et quelques unes peut être plus anciennes. L’Yonne qui sépare la ville proprement dite du faubourg de la gare est une belle rivière, cependant peu navigable. En somme Joigny est une ville agréable, surtout pour moi à cause de la proximité de Paris. Nous menons une vie fort paisible et plusieurs de nos camarades ont même fait venir leurs épouses !
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