LES MÉMOIRES DU CAPITAINEExplorer les sources →
MÉMOIRES · 1915

Novembre 1915

8 passages narratifs ou documents associés, dans l’ordre du manuscrit.

5 novembre 1915

5 novembre 1915 — monotonie et bordée de 77 sur la batterie

Comparé au manuscrit

5 novembre : Les jours continuent à s’écouler avec une monotonie désespérante. Le capitaine est rentré de permission depuis le début du mois. La situation est toujours calme mais aujourd’hui les Boches ont le mauvais goût de nous envoyer en plein dans la batterie une bordée de 77. Heureusement personne n’est blessé.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 5 novembre p. 445, avant le 7 novembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0057 · p. 445.

PageWordLecture du manuscrit

Texte du 5 novembre : Mots confirmés par lecture directe ; accents, ponctuation et césures normalisés, sans écart lexical signalé.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

5 novembre : Les jours continuent à s’écouler avec une monotonie désespérante. Le capitaine est rentré de permission depuis le début du mois. La situation est toujours calme mais aujourd’hui les Boches ont le mauvais gout de nous envoyer en plein dans la batterie une bordée de 77. Heureusement personne n’est blessé.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0057 · p. 445
7 novembre 1915

7 novembre 1915 — visite du colonel Toupnot et ravitaillement du vétérinaire

Comparé au manuscrit

7 novembre : Dans l’après-midi nous recevons la visite de notre nouveau chef de corps le colonel Toupnot accompagné de son adjoint le capitaine Bisch. Ce nouveau colonel a l’air d’un brave homme mais ne paraît guère fort en artillerie. Quant à son capitaine adjoint il est, comme toujours, parfaitement idiot. Je m’ennuie de plus en plus de cette inaction. Notre vétérinaire lui, trouve que tout va bien. « Je ne me languis pas ! » dit-il avec son accent de Perpignan pourvu qu’il puisse aller de temps en temps faire un petit tour à Bar le Duc. Nous lui pardonnons ces escapades à condition qu’il nous rapporte des provisions et du « jardinage » comme il dit, ce dont il s’acquitte fort bien. Ces jours-ci il nous a rapporté un chargement de plus de 100 kg !

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 7 novembre p. 445, colonne gauche puis droite, jusqu’à « 100 kg », avant le 19 novembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0057 · p. 445.

PageWordLecture du manuscrit
445dans cette inactionde cette inaction

Toupnot ; Bisch ; les appréciations du narrateur : Noms et formulations lus sur l’original ; les jugements appartiennent au témoignage et ne sont pas une évaluation éditoriale.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

7 novembre : Dans l’après-midi nous recevons la visite de notre nouveau chef de corps le colonel Toupnot accompagné de son adjoint le capitaine Bisch. Ce nouveau colonel a l’air d’un brave homme mais ne parait guère fort en artillerie. Quant à son capitaine adjoint il est, comme toujours, parfaitement idiot. Je m’ennuie de plus en plus dans cette inaction. Notre vétérinaire, lui, trouve que tout va bien. « Je ne me languis pas ! » dit-il avec son accent de Perpignan pourvu qu’il puisse aller de temps en temps faire un petit tour à Bar le Duc. Nous lui pardonnons ces escapades à condition qu’il nous rapporte des provisions et du « jardinage » comme il dit, ce dont il s’acquitte fort bien. Ces jours ci il nous a rapporté un chargement de plus de 100 kg !

Comparaison directe · Tome II · AD084_0057 · p. 445
19 novembre 1915

19 novembre 1915 — visite de Coulaux et arrivée du groupe Cavillon

Comparé au manuscrit

19 novembre : Je reçois dans l’après-midi une visite qui me fait bien plaisir, celle du capitaine Coulaux commandant la compagnie de chasseurs forestiers qui étaient avec nous l’année dernière. Je lui demande des nouvelles de son frère capitaine au 91e d’infanterie et qui, il y a un an à pareille époque avait déjà eu la Légion d’honneur et 3 citations. J’apprends qu’il a depuis récolté encore plusieurs citations mais malheureusement aussi une blessure très grave dont il a failli mourir. Il est maintenant hors de danger et à peu près rétabli mais il conserve un éclat d’obus dans le poumon, deux dans la jambe, un dans l’épaule et un dans la hanche. Bien que marchant encore avec deux béquilles il a demandé à repartir au front : « Puisque les Boches sont encore en France, dit-il, je n’ai pas le droit de me reposer. » Aujourd’hui un nouveau groupe de Rimailho du 107e vient se mettre en position devant nous. Il est commandé par un ancien officier que j’ai connu au 31e d’artillerie, le capitaine Cavillon ayant comme adjoint le lieutenant Brun, fils du général, ancien ministre de la guerre. Je retrouve dans ce groupe un de mes camarades de promotion, Bernardin.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 19 novembre, fin de p. 445 puis haut de colonne gauche p. 446, jusqu’à « Bernardin », avant le 20 novembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0057 · p. 445 ; Tome II · AD084_0058 · p. 446.

PageWordLecture du manuscrit
445avait déjà la Légion d’Honneuravait déjà eu la Légion d’honneur
445a depuis encore récoltéa depuis récolté encore
446Bien que marchant avec deux béquillesBien que marchant encore avec deux béquilles

Brun, fils du général, ancien ministre de la guerre : Le lien reste attaché au lieutenant ; le père est une relation exprimée dans le texte, sans nouvelle ancre ni identification ajoutée.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

19 novembre : Je reçois dans l’après-midi une visite qui me fait bien plaisir, celle du capitaine Coulaux commandant la compagnie de chasseurs forestiers qui étaient avec nous l’année dernière. Je lui demande des nouvelles de son frère capitaine au 91^(ème) d’infanterie et qui, il y a un an à pareille époque avait déjà la Légion d’Honneur et 3 citations. J’apprends qu’il a depuis encore récolté plusieurs citations mais malheureusement aussi une blessure très grave dont il a failli mourir. Il est maintenant hors de danger et à peu près rétabli mais il conserve un éclat d’obus dans le poumon, deux dans la jambe, un dans l’épaule et un dans la hanche. Bien que marchant avec deux béquilles il a demandé à repartir au front : « Puisque les Boches sont encore en France, dit-il, je n’ai pas le droit de me reposer. » Aujourd’hui un nouveau groupe de Rimailho du 107^(ème) vient se mettre en position devant nous. Il est commandé par un ancien officier que j’ai connu au 31^(ème) d’artillerie, le capitaine Cavillon ayant comme adjoint le lieutenant Brun, fils du général, ancien ministre de la guerre. Je retrouve dans ce groupe un de mes camarades de promotion, Bernardin.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0057 · p. 445 ; Tome II · AD084_0058 · p. 446
20 novembre 1915

20 novembre 1915 — déjeuner aux Islettes et salut à l’église du Claon

Comparé au manuscrit · 1 lecture incertaine

20 novembre : Il paraît que nous devrons déménager du Claon pour aller cantonner aux Islettes. Je me hâte d’aller aux renseignements et j’en profite pour aller déjeuner aux Islettes à la 12e batterie avec Moreau, Millot et Rouyer. Le cuisinier de la 12e est un professionnel, aussi nous faisons un repas mirobolant dont le plat de résistance est constitué par des filets de sole Marguery !!! Tout cela est parfait mais nous nous ennuyons terriblement ! Le moment le plus agréable de la journée au cantonnement est le salut que notre aumônier donne tous les soirs à 5 heures dans la petite église du Claon. À cette petite cérémonie journalière je remplis les fonctions de premier chantre, accompagné sur l’harmonium par mon excellent camarade Surun [?], médecin auxiliaire attaché à l’ambulance du Claon.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 20 novembre p. 446, colonne gauche puis droite autour de la photographie 341, jusqu’à « l’ambulance du Claon », avant le 23 novembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0058 · p. 446.

PageWordLecture du manuscrit
446nous devons déménagernous devrons déménager

Lecture incertaine · p. 446 : Surun [?]. Lecture proposée sur l’original agrandi ; les lettres finales liées gardent une réserve. Aucun prénom ni parcours ajouté, et la cible provisoire existante est conservée.

Moreau ; Millot ; Rouyer ; médecin auxiliaire de l’ambulance : Raccords existants conservés. La lecture proposée Surun ne constitue pas une résolution d’identité ; la même fiche réservée est maintenue.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

20 novembre : Il parait que nous devons déménager du Claon pour aller cantonner aux Islettes. Je me hâte d’aller aux renseignements et j’en profite pour aller déjeuner aux Islettes à la 12^(ème) batterie avec Moreau, Millot et Rouyer. Le cuisinier de la 12^(ème) est un professionnel, aussi nous faisons un repas mirobolant dont le plat de résistance est constitué par des filets de sole Marguery !!!Tout cela est parfait mais nous nous ennuyons terriblement ! Le moment le plus agréable de la journée au cantonnement est le salut que notre aumônier donne tous les soirs à 5 heures dans la petite église du Claon. A cette petite cérémonie journalière je remplis les fonctions de premier chantre, accompagné sur l’harmonium par mon excellent camarade Surm ??? , médecin auxiliaire attaché à l’ambulance du Claon.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0058 · p. 446
20 novembre 1915

Photographie 341 — L’ambulance du Claon

Transcription Word · comparaison au manuscrit non attestée
Tome 2 · AD084_0058.jpg : 1 photographie, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

L’ambulance du Claon

Tome II · AD084_0058Page manuscrite 446
23 novembre 1915

23 novembre 1915 — commandement du groupement d’artillerie lourde 125

Comparé au manuscrit

23 novembre : Me voici de nouveau grand chef mais cette fois pour un mois car le capitaine part suivre un cours de 15 jours au Camp de Châlons à la suite duquel il prend sa permission. Je commande toujours le groupement d’A.L. 125 qui comprend maintenant en plus de ma batterie, les 4 pièces de 95 du Claon, 4 pièces de 155 C. du chemin des Romains, 2 pièces de 155 de la Forestière et 2 mortiers de 220 de la Forestière, soit en tout 16 pièces.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 23 novembre p. 446, colonne droite, de l’en-tête jusqu’au début du 24 novembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0058 · p. 446.

PageWordLecture du manuscrit
446Je commande donc le groupementJe commande toujours le groupement
446d’AL 125quid’A.L. 125 qui
4464 pièces de 155C4 pièces de 155 C.
446la Forestière soit en toutla Forestière, soit en tout

groupement d’A.L. 125 ; total explicitement donné : 16 pièces : Lecture conforme au manuscrit ; aucune unité, position de batterie ou identité nouvelle n’est déduite.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

23 novembre : Me voici de nouveau grand chef mais cette fois pour un mois car le capitaine part suivre un cours de 15 jours au Camp de Châlons à la suite duquel il prend sa permission. Je commande donc le groupement d’AL 125qui comprend maintenant en plus de ma batterie, les 4 pièces de 95 du Claon, 4 pièces de 155C du chemin des Romains, 2 pièces de 155 de la Forestière et 2 mortiers de 220 de la Forestière soit en tout 16 pièces.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0058 · p. 446
24 novembre 1915

24 novembre 1915 — départ pour les Islettes et lettre de Lorson

Comparé au manuscrit

24 novembre : Notre déplacement pour les Islettes étant décidé, la batterie part le matin dans le plus grand ordre. Il ne reste plus au Claon que Gadet, Dumay et moi ainsi que nos ordonnances, le cuisinier et le cycliste Lorson qui est toujours aussi extraordinaire. Ces jours derniers, le capitaine lui a infligé une punition exemplaire pour avoir satisfait un besoin naturel mais malodorant dans le grenier de notre maison qui lui sert d’habitation. Quelques jours avant il avait déjà, lors d’un échange de vêtements, rendu au chef Emerit des vêtements couverts de poux. Ce brave Lorson est en effet d’une saleté proverbiale. Le jour de la punition infligée ci-dessus rappelée, nous nous trouvions le capitaine, l’abbé Henry et moi en train de bavarder lorsqu’on cogne à la porte. « Entrez ! » crie le capitaine. La porte s’ouvre discrètement et nous voyons apparaître la haute taille et la barbe de Lorson. « Voulez-vous me ficher le camp ! » hurle le capitaine avant que le délinquant ait pu franchir le seuil de la porte. Quelques minutes se passent : on heurte de nouveau la porte : c’est encore Lorson, une lettre à la main. Cette fois le capitaine éclate voyant que Lorson, s’il n’ose entrer, tient absolument à présenter une justification quelconque. Devant l’attitude déterminée du capitaine Lorson bat cependant en retraite non sans avoir déposé sur l’édredon du lit la lettre qu’il tenait à la main. Le capitaine, qui s’est emparé de la lettre est toujours furieux et fait mine de la déchirer. Quant à l’abbé Henry et à moi, nous nous tordons. Devant notre insistance le capitaine se met à décacheter l’enveloppe qui contient un billet de 100 francs et un petit mot conçu à peu près en ces termes : « Mon capitaine, je sais que je suis un sale cochon et que je me suis conduit comme un goujat. Vous avez bien fait de me punir, mais il ne faut pas me chasser. Je veux toujours être près de vous, je serai votre chien caniche et je coucherai sur votre paillasson. Et puis pour me punir davantage je joins à ma lettre un billet de 100 francs que vous voudrez bien donner à l’abbé Henry pour ses braves fantassins. Votre cycliste repentant. Lorson » À la lecture de ce « poulet » notre hilarité ne connaît plus de bornes. Le capitaine veut naturellement rendre les 100 francs mais l’abbé Henry s’y oppose. « Non, non ! Vous n’avez pas le droit de rendre cet argent ! Il est à moi ou plutôt à mes fantassins et je l’emporte ! » Ce Lorson fera toujours notre joie. Dumay en bon latiniste ne l’appelle plus que « Lorso pilosus », le « Poilu Lorson ».

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 24 novembre 1915 : début p. 446, suite p. 449 après deux pages de photographies non paginées, puis conclusion sur les deux premières lignes de la p. 450, avant le 2 décembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0058 · p. 446 ; Tome II · AD084_0061 · p. 449 ; Tome II · AD084_0062 · p. 450.

PageWordLecture du manuscrit
446JadetGadet
449Vous voulez me ficher le camp !Voulez-vous me ficher le camp !
449Quant à l’abbé Henry et moi nous nous tordons.Quant à l’abbé Henry et à moi, nous nous tordons.
449le capitaine décachète l’enveloppele capitaine se met à décacheter l’enveloppe
449comme une sale goujatcomme un goujat
450Dumay en bon latiniste l’appelleDumay en bon latiniste ne l’appelle plus que
450Lorso pilossusLorso pilosus
450poilu LorsonPoilu Lorson

Lorson ; Dumay ; Emerit ; abbé Henry ; billet de 100 francs : Le récit et les cibles déjà établies sont conservés ; seule la lecture Jadet est rectifiée en Gadet d’après l’original.

deux pages de photographies intercalées entre 446 et 449 : La séquence matérielle explique la numérotation : aucune page 447 ou 448 de texte n’est manquante.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

24 novembre : Notre déplacement pour les Islettes étant décidé la batterie part le matin dans le plus grand ordre. Il ne reste plus au Claon que Jadet, Dumay et moi ainsi que nos ordonnances, le cuisinier et le cycliste Lorson qui est toujours aussi extraordinaire. Ces jours derniers, le capitaine lui a infligé une punition exemplaire pour avoir satisfait un besoin naturel mais malodorant dans le grenier de notre maison qui lui sert d’habitation. Quelques jours avant il avait déjà, lors d’un échange de vêtements, rendu au chef Emerit des vêtements couverts de poux. Ce brave Lorson est en effet d’une saleté proverbiale. Le jour de la punition infligée ci-dessus rappelée, nous nous trouvions le capitaine, l’abbé Henry et moi en train de bavarder lorsqu’on cogne à la porte. « Entrez ! » crie le capitaine. La porte s’ouvre discrètement et nous voyons apparaitre la haute taille et la barbe de Lorson «  Vous voulez me ficher le camp ! » hurle le capitaine avant que le délinquant ait pu franchir le seuil de la porte. Quelques minutes se passent : on heurte de nouveau la porte : c’est encore Lorson, une lettre à la main. Cette fois le capitaine éclate voyant que Lorson, s’il n’ose entrer, tient absolument à présenter une justification quelconque. Devant l’attitude déterminée du capitaine Lorson bat cependant en retraite non sans avoir déposé sur l’édredon du lit la lettre qu’il tenait à la main. Le capitaine, qui s’est emparé de la lettre est toujours furieux et fait mine de la déchirer. Quant à l’abbé Henry et moi nous nous tordons. Devant notre insistance le capitaine décachète l’enveloppe qui contient un billet de 100 francs et un petit mot conçu à peu près en ces termes : « Mon capitaine, je sais que je suis un sale cochon et que je me suis conduit comme une sale goujat. Vous avez bien fait de me punir, mais il ne faut pas me chasser. Je veux toujours être près de vous, je serai votre chien caniche et je coucherai sur votre paillasson. Et puis pour me punir davantage je joins à ma lettre un billet de 100 francs que vous voudrez bien donner à l’abbé Henry pour ses braves fantassins. Votre cycliste repentant. Lorson » A la lecture de ce « poulet » notre hilarité ne connait plus de bornes. Le capitaine veut naturellement rendre les 100 francs mais l’abbé Henry s’y oppose. « non, non ! Vous n’avez pas le droit de rendre cet argent ! Il est à moi ou plutôt à mes fantassins et je l’emporte. » Ce Lorson fera toujours notre joie. Dumay en bon latiniste l’appelle « Lorso pilossus » le « poilu Lorson ».

Comparaison directe · Tome II · AD084_0058 · p. 446 ; Tome II · AD084_0061 · p. 449 ; Tome II · AD084_0062 · p. 450
Date non portée

Photographies 342–347 — avions et vues aériennes

Source : manuscrit
Tome 2 · AD084_0059.jpg : 6 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

342 — Un avion en plein vol

343 — Une mer de nuages

344 — Un village vu en avion

345 — Un biplan de chasse

346 — Atterrissage malencontreux d’un avion de chasse — vue 1

347 — Atterrissage malencontreux d’un avion de chasse — vue 2

Tome II · AD084_0059

Photographies 348 · Tome II · AD084_0060

Tome 2 · AD084_0060.jpg : 1 photographie, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

↑ Revenir au choix des mois

Document

100 %