sur les jésuites pour faire enrager ce bon père Bailly.
« Savez-vous ce que veulent dire les initiales A.M.D.G. qu’on lit sur toutes les églises du 17e siècle construites par les jésuites ? — Sans doute ! Cela veut dire : Ad majorem Dei gloriam. — Non, cela veut dire : Association mutuelle de gredins ! »
Histoire de chanoines. Il était une fois un chapitre de cathédrale revenant en char à bancs d’un dîner copieux chez un curé des environs. La chère avait sans doute été copieuse et les vins généreux car l’un des chanoines, celui que, à cause de ses fonctions spéciales dans le chapitre on nomme le théologal, dormait à poings fermés sous une banquette au fond de la voiture. Arrivé aux portes de la ville, on s’arrête au bureau de l’octroi.
« Vous n’avez rien à déclarer ? » demande le préposé. « Ma foi si, répond un chanoine facétieux, nous avons un théologal au fond de la voiture. » — « Un théologal ? Vous dites un théologal ? Heu !… Heu !… ça paye comme un veau ! »
« Vous n’avez pas l’air d’aimer beaucoup les chanoines, monsieur l’abbé, demande l’un de nous, ce sont pourtant des gens parfaitement respectables et qui ont de grandes qualités ! — Oui, il en faut trois : il faut être riche, beau et bête. On passe quelquefois sur les deux premières qualités, mais jamais sur la troisième ! » — « Mais il me semble, monsieur l’abbé, que vous êtes chanoine de Saint Dié ? » — « Oui, on m’a nommé malgré moi. Comme je disais beaucoup de mal des chanoines on a pensé me fermer la bouche en me nommant. Vous voyez que cela n’a servi à rien. »
Histoire du curé vosgien. Un curé vosgien est appelé un soir au chevet d’un moribond dans une misérable demeure. Il entre s’approche du malade, son crucifix à la main, une bougie de l’autre et commence à l’exhorter à bien mourir. Il commence d’abord par demander au moribond de regretter tous ses péchés qui ont causé la mort du Christ sur la Croix : « Voyez mon frère, dit-il en montrant le corps du divin supplicié, c’est par vos péchés que vous avez causé la mort du fils de Dieu, c’est trous dans les mains et dans les pieds, c’est vous qui les