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MÉMOIRES · 1915

Octobre 1915

14 passages narratifs ou documents associés, dans l’ordre du manuscrit.

2 octobre 1915

2 octobre 1915 — nouvelles de Champagne et visite à Chavanne

Comparé au manuscrit · 1 lecture incertaine

2 octobre : Quelques précisions nous arrivent au sujet de l’offensive de Champagne. Nous avons fait 25 000 prisonniers et pris 144 canons. Toutes les premières lignes allemandes sont en notre pouvoir et nous avons en certains points atteint la 2e ligne mais la percée sur Sommepy n’a pas eu de suites. Les Allemands ont été absolument abasourdis par notre attaque et leurs pertes sont lourdes. Entre le 15 mai et le 28 septembre, le 22e corps de réserve a perdu 437 officiers et 16 816 hommes. Le 204e de réserve a perdu 63 officiers et 3 011 hommes et le 208e 69 officiers et 2 682 hommes. La 15e [?] compagnie du 16e pionniers qui est devant nous a perdu 80 hommes du 13 au 30 juillet. Dans l’après-midi je passe au Grand Triage rendre visite à Chavanne qui me raconte les péripéties de la journée du 27 septembre. De là je remonte prendre mon service à la Louvière.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 2 octobre 1915, page 436, avant l’en-tête du 6 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0048 · p. 436.

PageWordLecture du manuscrit
436la percée de Sommepyla percée sur Sommepy
43616 916 hommes16 816 hommes
436la journée du 17 septembrela journée du 27 septembre

Lecture incertaine · p. 436 : 15e [?] compagnie. Numéro surchargé sur l’original ; la lecture 15e reste provisoire et n’est pas certifiée.

22e corps de réserve : Le nombre 22 se lit sur le manuscrit ; aucune modification.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

2 octobre : Quelques précisions nous arrivent au sujet de l’offensive de Champagne. Nous avons fait 25 000 prisonniers et pris 144 canons. Toutes les premières lignes allemandes sont en notre pouvoir et nous avons, en certains points, atteint la 2^(ème) ligne mais la percée de Sommepy n’a pas eu de suites. Les Allemands ont été absolument abasourdis par notre attaque et leurs pertes sont lourdes. Entre le 15 mai et le 28 septembre, le 22^(ème) corps de réserve a perdu 437 officiers et 16 916 hommes. Le 204^(ème) de réserve a perdu 63 officiers et 3 011 hommes et le 208^(ème) 69 officiers et 2 682 hommes. La 6^(ème) compagnie du 16^(ème) pionniers qui est devant nous a perdu 80 hommes du 13 au 30 juillet. Dans l’après-midi je passe au Grand Triage rendre visite à Chavanne qui me raconte les péripéties de la journée du 17 septembre. De là je remonte prendre mon service à la Louvière.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0048 · p. 436
6 octobre 1915

6 octobre 1915 — Bulgarie, Salonique et monotonie de la position

Comparé au manuscrit

6 octobre : L’attitude de la Bulgarie qui jusqu’à présent était assez énigmatique se précise. Après avoir mobilisé son armée ces jours-ci elle déclare la guerre à la Serbie. La Roumanie ne bouge pas, quant à la Grèce elle mobilise. Nous espérons au début que c’est contre la Bulgarie, mais nous ne tardons pas à être déçus. Le ministre francophile Venizelos est obligé de quitter le pouvoir et le gouvernement grec proteste contre le débarquement de nos troupes à Salonique. En effet dès l’annonce de la menace bulgare les effectifs disponibles de l’armée d’Orient sont transportés à Salonique pour porter secours aux Serbes.

Le séjour à la position de batterie devient d’une monotonie désespérante, d’autant plus que nous ne tirons pas du tout et que les soirées commencent à être longues.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 6 octobre : en-tête et début p. 436, continuation p. 439 jusqu’à « longues », avant le 12 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0048 · p. 436 ; Tome II · AD084_0051 · p. 439.

PageWordLecture du manuscrit

Texte du 6 octobre : Les mots du Word sont confirmés par lecture directe des deux pages ; ponctuation et césures normalisées, sans écart lexical signalé.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

6 octobre : L’attitude de la Bulgarie, qui jusqu’à présent était assez énigmatique, se précise. Après avoir mobilisé son armée ces jours ci, elle déclare la guerre à la Serbie. La Roumanie ne bouge pas, quant à la Grèce elle mobilise. Nous espérons au début que c’est contre la Bulgarie, mais nous ne tardons pas à être déçus. Le ministre francophile Venizelos est obligé de quitter le pouvoir et le gouvernement grec proteste contre le débarquement de nos troupes à Salonique. En effet dès l’annonce de la menace bulgare les effectifs disponibles de l’armée d’Orient sont transportés à Salonique pour porter secours aux Serbes.

Le séjour à la position de batterie devient d’une monotonie désespérante, d’autant plus que nous ne tirons pas du tout et que les soirées commencent à être longues.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0048 · p. 436 ; Tome II · AD084_0051 · p. 439

Photographies 333–336 · Tome II · AD084_0049

Tome 2 · AD084_0049.jpg : 4 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

12 octobre 1915

12 octobre 1915 — relève à la Louvière, rats et état sanitaire

Comparé au manuscrit

12 octobre : Encore un déménagement en perspective. La batterie Neuville doit venir cette nuit occuper la position de la Louvière. Après déjeuner je vais aux Islettes m’entendre avec le capitaine Neuville pour le déménagement. Malgré la nuit fort obscure l’opération s’effectue sans le moindre incident et à 23h30 nous sommes de retour au Claon. Allons-nous cette fois rester un peu tranquilles ? L’existence au Claon, sans être fort gaie n’est pas trop désagréable et tout serait même parfait si nous n’étions envahis par les rats. Ces sales bêtes pullulent d’une manière de plus en plus prodigieuse et nous en tuons dans notre cantonnement plus de 20 chaque jour. J’essaie de leur inoculer une maladie épidomique au moyen d’un bouillon de culture vendu par l’Institut Pasteur, mais il faudrait pour obtenir quelques résultats en répandre dans tout le village. La saleté du cantonnement fait que l’état sanitaire est franchement mauvais. Depuis plusieurs semaines nous évacuons pas mal de gens. Quant au capitaine il n’est toujours pas bien portant et nous sommes même assez inquiets à son sujet.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 12 octobre, colonne gauche puis droite de p. 439, avant le 15 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0051 · p. 439.

PageWordLecture du manuscrit
439si nous n’étions pas envahissi nous n’étions envahis
439nous en tironsnous en tuons
439une maladie épidémiqueune maladie épidomique

un bouillon de culture vendu par l’Institut Pasteur : « vendu » est bien écrit sur l’original ; il n’est pas remplacé par « venu ». La graphie autographe « épido-mique », réunie en « épidomique », est conservée.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

12 octobre : Encore un déménagement en perspective. La batterie Neuville doit venir cette nuit occuper la position de la Louvière. Après déjeuner je vais aux Islettes m’entendre avec le capitaine Neuville pour le déménagement. Malgré la nuit fort obscure l’opération s’effectue sans le moindre incident et à 23h30 nous sommes de retour au Claon. Allons-nous cette fois rester un peu tranquilles ? L’existence au Claon, sans être fort gaie n’est pas trop désagréable et tout serait même parfait si nous n’étions pas envahis par les rats. Ces sales bêtes pullulent d’une manière de plus en plus prodigieuse et nous en tirons dans notre cantonnement plus de 20 chaque jour. J’essaie de leur inoculer une maladie épidémique au moyen d’un bouillon de culture vendu par l’Institut Pasteur, mais il faudrait pour obtenir quelques résultats en répandre dans tout le village. La saleté du cantonnement fait que l’état sanitaire est franchement mauvais. Depuis plusieurs semaines nous évacuons pas mal de gens. Quant au capitaine il n’est toujours pas bien portant et nous sommes même assez inquiets à son sujet.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0051 · p. 439
15 octobre 1915

15 octobre 1915 — départ de Chavanne pour Clermont et progrès de l’aviation

Comparé au manuscrit

15 octobre : Chavanne nous quitte pour aller faire à Clermont un stage d’observateur en avion. L’augmentation du nombre des formations d’aviation a conduit à une augmentation importante du personnel pilote et observateur. L’aviation a fait depuis quelques mois des progrès considérables. Tous les avions sont munis maintenant de mitrailleuses et de poste de télégraphie sans fil. Tous sont maintenant biplans sauf certains avions de chasse qui sont encore monoplaces.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 15 octobre, autour de la photographie 337 p. 439 puis début de p. 440, avant le 21 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0051 · p. 439 ; Tome II · AD084_0052 · p. 440.

PageWordLecture du manuscrit
439conduit à une augmentationa conduit à une augmentation
440Tous sont maintenant biplacesTous sont maintenant biplans

certains avions de chasse qui sont encore monoplaces : Cette formulation figure dans le témoignage ; « biplans » décrit les plans de voilure et ne doit pas être transformé en nombre de places pour régulariser la phrase.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

15 octobre : Chavanne nous quitte pour aller faire à Clermont un stage d’observateur en avion. L’augmentation du nombre des formations d’aviation conduit à une augmentation importante du personnel pilote et observateur. L’aviation a fait depuis quelques mois des progrès considérables. Tous les avions sont munis maintenant de mitrailleuses et de poste de télégraphie sans fil. Tous sont maintenant biplaces sauf certains avions de chasse qui sont encore monoplaces.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0051 · p. 439 ; Tome II · AD084_0052 · p. 440
15 octobre 1915

Photographie 337 — Le camp d’aviation de Clermont

Transcription Word · comparaison au manuscrit non attestée
Tome 2 · AD084_0051.jpg : 1 photographie, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

Le camp d’aviation de Clermont

Tome II · AD084_0051Page manuscrite 439
15 octobre 1915

Photographie 338 — Chavane devant son avion

Transcription Word · comparaison au manuscrit non attestée
Tome 2 · AD084_0052.jpg : 2 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

Chavane devant son avion

Tome II · AD084_0052Page manuscrite 440
21 octobre 1915

21 octobre 1915 — automne, souvenirs et quartiers d’hiver

Comparé au manuscrit

21 octobre : L’automne est maintenant nettement commencé. Si cette saison est une des plus belles en temps de paix elle est certainement la plus triste en temps de guerre. Je me souviens de notre état d’âme l’année dernière à pareille époque lorsque nous nous demandions si la marche en avant allait reprendre ou si nous allions passer l’hiver sur place. Nous pensions bien cependant que l’activité renaîtrait au printemps et qu’elle aurait un résultat décisif. Cette espérance déçue et le souvenir des dures journées de l’hiver dernier ne sont pas faits pour nous donner en ce moment une grande gaieté ! Enfin, confiance quand même et patience. Si nous prenons bientôt nos quartiers d’hiver il faut penser que nos installations seront plus confortables cet hiver que l’hiver dernier tout du moins à la position de batterie.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Première partie du 21 octobre, p. 440, depuis l’en-tête jusqu’à « position de batterie » ; la suite est SEG-1915-0345. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0052 · p. 440.

PageWordLecture du manuscrit

Texte de la première partie du 21 octobre : Confirmé par lecture directe de la colonne gauche puis du début de la colonne droite ; accents, ponctuation et césures normalisés.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

21 octobre : L’automne est maintenant nettement commencé. Si cette saison est une des plus belles en temps de paix elle est certainement la plus triste en temps de guerre. Je me souviens de notre état d’âme l’année dernière à pareille époque lorsque nous nous demandions si la marche en avant allait reprendre ou si nous allions passer l’hiver sur place. Nous pensions bien cependant que l’activité renaitrait au printemps et qu’elle aurait un résultat décisif. Cette espérance déçue et le souvenir des dures journées de l’hiver dernier ne sont pas faits pour nous donner en ce moment une grande gaieté ! Enfin, confiance quand même et patience. Si nous prenons bientôt nos quartiers d’hiver il faut penser que nos installations seront plus confortables cet hiver que l’hiver dernier tout du moins à la position de batterie.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0052 · p. 440
21 octobre 1915

Photographie 339 — Le campement d’été au Claon

Transcription Word · comparaison au manuscrit non attestée

Le campement d’été au Claon

Tome II · AD084_0052Page manuscrite 440
21 octobre 1915

21 octobre 1915 — retour aux granges et départ du capitaine en permission

Comparé au manuscrit

Au cantonnement par contre les poilus vont être obligés de quitter leurs installations d’été pour réintégrer les granges peu confortables du cantonnement mais je crois qu’ils attendrons pour cela les premières gelées. Ces jours-ci je n’aurai pas le temps de m’ennuyer car le capitaine part en permission. Je vais l’accompagner en voiture à la gare de Sainte Ménéhould et à 20 heures je suis de retour au cantonnement.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Suite et fin du 21 octobre, colonne droite de p. 440, de « Au cantonnement » jusqu’à « au cantonnement ». Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0052 · p. 440.

PageWordLecture du manuscrit
440les granges peu confortables au cantonnementles granges peu confortables du cantonnement
440età 20 heureset à 20 heures

je crois qu’ils attendrons : Le manuscrit présente aussi « attendrons » ; la forme n’est pas corrigée silencieusement en « attendront ».

Sainte Ménéhould : Expansion de l’abréviation autographe « Sᵗᵉ Menehould » et accents normalisés pour la lecture ; le lien existant reste inchangé.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

Au cantonnement par contre les poilus vont être obligés de quitter leurs installations d’été pour réintégrer les granges peu confortables au cantonnement mais je crois qu’ils attendrons pour cela les premières gelées. Ces jours ci je n’aurai pas le temps de m’ennuyer car le capitaine part en permission. Je vais l’accompagner en voiture à la gare de Sainte Ménéhould età 20 heures je suis de retour au cantonnement.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0052 · p. 440

Tome II · AD084_0053

23 octobre 1915

23 octobre 1915 — organisation de l’artillerie lourde et reconnaissance du Perchoir

Comparé au manuscrit

23 octobre : Depuis le départ du capitaine je ne suis pas seulement commandant de batterie mais encore commandant de groupement. Depuis quelques jours en effet l’artillerie lourde est endivisionnée, c’est-à-dire que chaque division possède un certain contingent d’artillerie lourde commandé par un capitaine sous les ordres directs de l’artillerie divisionnaire. Le reste de l’artillerie lourde qui comprend surtout les canons longs est sous les ordres directs de l’artillerie du corps d’armée. Pour la 125e division, le groupement comporte pour l’instant en plus de nos 4 pièces, 2 pièces de 95 de la route du Claon (batterie Abadie) et 2 pièces de 155 C de la position de la guérite (batterie Froidevaux). Le groupement est sous le commandement du capitaine Meckler et provisoirement sous mon commandement. Ce matin je profite du beau temps pour faire le tour de mes batteries. Il faudra maintenant plus que jamais que je connaisse mon secteur, aussi dans l’après-midi je pars avec 2 sous-officiers et deux brigadiers reconnaître un observatoire nommé le Perchoir et placé dans un gros hêtre au nord-est du Nouveau Cottage. De cet observatoire on voit depuis la cote 285 jusqu’au Fer à Cheval. Pendant que nous examinons le paysage les Boches envoient quelques marmites dans le voisinage, aussi nous ne nous attardons pas trop. De retour au Claon j’apprends qu’il m’est arrivé dans la journée un renfort de 17 hommes. Les servants n’ont jamais vu un canon et les conducteurs ne savent pas garnir un cheval ! Je fais comparaître devant moi ces malheureuses recrues : « Mais que faisiez-vous donc au dépôt ? — Mon capitaine, nous faisions des corvées. »

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 23 octobre, p. 443, depuis son en-tête autour de la photographie 340 jusqu’à « nous faisions des corvées », avant le 29 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0055 · p. 443.

PageWordLecture du manuscrit
443Depuis le départ du capitaine MecklerDepuis le départ du capitaine
443Le groupement est sous les ordres du capitaine MecklerLe groupement est sous le commandement du capitaine Meckler
443ces malheureuse recruesces malheureuses recrues

Observatoire du Perchoir, cote 285, Fer à Cheval et positions de batterie : Repères lus directement, sans confondre le poste d’observation et les pièces ni déduire une coordonnée précise.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

23 octobre : Depuis le départ du capitaine Meckler je ne suis pas seulement commandant de batterie mais encore commandant de groupement. Depuis quelques jours en effet l’artillerie lourde est endivisionnée, c'est-à-dire que chaque division possède un certain contingent d’artillerie lourde commandé par un capitaine sous les ordres directs de l’artillerie divisionnaire. Le reste de l’artillerie lourde qui comprend surtout les canons longs est sous les ordres directs de l’artillerie du corps d’armée. Pour la 125^(ème) division, le groupement comporte pour l’instant, en plus de nos 4 pièces, 2 pièces de 95 de la route du Claon (batterie Abadie) et 2 pièces de 155 C de la position de la guérite (batterie Froidevaux).

Le groupement est sous les ordres du capitaine Meckler et provisoirement sous mon commandement.

Ce matin je profite du beau temps pour faire le tour de mes batteries. Il faudra maintenant plus que jamais que je connaisse mon secteur, aussi dans l’après-midi je pars avec 2 sous-officiers et deux brigadiers reconnaitre un observatoire nommé le Perchoir et placé dans un gros hêtre au nord-est du Nouveau Cottage. De cet observatoire on voit depuis la cote 285 jusqu’au Fer à Cheval. Pendant que nous examinons le paysage les Boches envoient quelques marmites dans le voisinage, aussi nous ne nous attardons pas trop. De retour au Claon j’apprends qu’il m’est arrivé dans la journée un renfort de 17 hommes. Les servants n’ont jamais vu un canon et les conducteurs ne savent pas garnir un cheval ! Je fais comparaitre devant moi ces malheureuse recrues : « Mais que faisiez-vous donc au dépôt ? – Mon capitaine , nous faisions des corvées ! »

Tome 2 · AD084_0055.jpg : 1 photographie, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0055 · p. 443
29 octobre 1915

29 octobre 1915 — reconnaissance au Ravin Intermédiaire et mort d’Auvray

Comparé au manuscrit

29 octobre : Le matin je pars avec Gauquelin et Lorin, deux maîtres pointeurs récemment nommés brigadiers, reconnaître un objectif au Ravin Intermédiaire en passant par le Chalet et par l’Isba. Le point d’où nous observons les lignes allemandes est le petit poste n°5 à une quinzaine de mètres en avant des premières lignes. L’objectif à reconnaître est une tranchée où les Allemands travaillent, paraît-il, la nuit. Après un examen attentif je ne vois rien de suspect qui mérite le tir de l’artillerie lourde. À 10h45 nous sommes de nouveau au cantonnement sans incident. Nous pensons bien être tranquilles pour la journée mais voilà qu’à 11h15 les Boches se mettent à tirer sur le village avec des obus de 150. Les premiers coups tombent courts sur la crête au-dessus de l’église aussi je n’y fais pas attention pensant qu’ils sont tombés dans le vide. Il n’en est malheureusement pas ainsi et quelques minutes ne se sont pas écoulées que le maréchal des logis Breteau vient m’avertir en hâte que notre aide maréchal ferrant Auvray a été tué net par un de ces obus. Je fais transporter immédiatement le corps de ce pauvre garçon à l’église où quatre de ses camarades le veillent à tour de rôle en attendant que nous puissions l’ensevelir. Il y a malheureusement dans le cantonnement d’autres victimes en particulier deux chasseurs de l’escadron divisionnaire assez sérieusement blessés. Un certain nombre de chevaux dont un de notre batterie sont également tués. Ce nouveau bombardement jette dans le cantonnement une nouvelle perturbation.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 29 octobre, début au bas de p. 443 et continuation colonne gauche de p. 444 jusqu’à « nouvelle perturbation », avant le 30 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0055 · p. 443 ; Tome II · AD084_0056 · p. 444.

PageWordLecture du manuscrit
443par le Chalet et l’Isbapar le Chalet et par l’Isba
443est le poste n°5est le petit poste n°5
444Il n’en n’est malheureusement pas ainsiIl n’en est malheureusement pas ainsi
444Auvray ???Auvray

Auvray : Graphie lue à l’annonce du décès et au début des funérailles. La lecture du nom ne résout pas l’identité : la cible de quarantaine existante Q15O-001 est conservée.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

29 octobre : Le matin je pars avec Gauquelin et Lorin, deux maîtres pointeurs récemment nommés brigadiers, reconnaitre un objectif au Ravin Intermédiaire en passant par le Chalet et l’Isba. Le point d’où nous observons les lignes allemandes est le poste n°5 à une quinzaine de mètres en avant des premières lignes. L’objectif à reconnaitre est une tranchée où les allemands travaillent, parait-il, la nuit. Après un examen attentif je ne vois rien de suspect qui mérite le tir de l’artillerie lourde. A 10h45 nous sommes de nouveau au cantonnement sans incident. Nous pensons bien être tranquilles pour la journée mais voilà qu’à 11h15 les Boches se mettent à tirer sur le village avec des obus de 150. Les premiers coups tombent courts sur la crête au-dessus de l’église aussi je n’y fais pas attention pensant qu’ils sont tombés dans le vide. Il n’en n’est malheureusement pas ainsi et quelques minutes ne se sont pas écoulées que le maréchal des logis Breteau vient m’avertir en hâte que notre aide maréchal ferrant Auvray ??? a été tué net par un de ces obus. Je fais transporter immédiatement le corps de ce pauvre garçon à l’église où quatre de ses camarades le veillent à tour de rôle en attendant que nous puissions l’ensevelir. Il y a malheureusement dans le cantonnement d’autres victimes en particulier deux chasseurs de l’escadron divisionnaire assez sérieusement blessés. Un certain nombre de chevaux dont un de notre batterie sont également tués. Ce nouveau bombardement jette dans le cantonnement une nouvelle perturbation.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0055 · p. 443 ; Tome II · AD084_0056 · p. 444
30 octobre 1915

30 octobre 1915 — funérailles, visites et passage annoncé au 105e lourd

Comparé au manuscrit

30 octobre : À 7 heures nous faisons à ce pauvre Auvray des funérailles aussi solennelles que possible. L’abbé Henry célèbre la messe des morts et nous conduisons au cimetière proche de l’église le corps de notre canonnier. Les hommes sont bien attristés par la mort de ce bon camarade. Mais ces pieux devoirs ne doivent pas nous faire oublier les autres et à 8 heures je pars conduire mes deux sous-officiers observateurs aux postes O.6 ou Réduit et au poste O.7 ou Isba. Le secteur est d’ailleurs parfaitement calme et cette reconnaissance est une véritable promenade.

À déjeuner nous recevons un lieutenant du parc d’artillerie du 15e C.A. ami de Chauris et cousin d’un de mes excellents camarades de promotion, J. J. Bach qui, bien qu’américain de nationalité n’a pas hésité à s’engager au début de la campagne dans la Légion étrangère. Passé de là dans l’aviation il a été obligé d’atterrir dans les lignes allemandes alors qu’il revenait d’y déposer un espion.

Dans l’après-midi mon ancien brigadier Hubert vient nous conduire un renfort de chevaux. Sa blessure était plus grave que nous pensions, l’éclat d’obus qui l’a frappé aux reins était entré jusque dans le voisinage du foie. Après son opération on l’a versé au dépôt de Ville Evrard. J’apprends par lui que nous allons changer de régiment : nous serons à partir du 1er novembre, 10e batterie du 105e lourd dont le dépôt est à Joigny. Je me demande si je me déciderai à quitter mon numéro 2 et ma grenade pour ce numéro 105 qui me ferait prendre pour un biffin.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 30 octobre, début en fin de colonne gauche de p. 444, colonne droite puis haut de p. 445, jusqu’à « biffin », avant le 31 octobre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0056 · p. 444 ; Tome II · AD084_0057 · p. 445.

PageWordLecture du manuscrit
444Auvray ???Auvray
444aux poste 0.6 ou Réduit et au poste 0.7 ou Isbaaux postes O.6 ou Réduit et au poste O.7 ou Isba
444d(ailleursd’ailleurs
44418e CA15e C.A.
444James J. BachJ. J. Bach
444s’y déposer un espiond’y déposer un espion
444Note de l’éditeur : fait prisonnier le 23 septembre 1915, libéré après l’armistice, médaille militaire et croix de guerreNote absente du manuscrit ; conservée uniquement dans le témoin Word.
444était rentré jusqueétait entré jusque
445dé »potdépôt

Henry ; J. J. Bach ; Auvray : Graphies manuscrites conservées. Les initiales de Bach ne certifient pas le prénom James ; la fiche existante reste la même. Auvray conserve sa cible non résolue.

10e batterie du 105e lourd à partir du 1er novembre : Formulation lue sur l’original ; aucun parcours militaire supplémentaire n’est déduit dans ce lot.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Texte Word conservé pour comparaison

30 octobre : A 7 heures nous faisons à ce pauvre Auvray ??? des funérailles aussi solennelles que possible. L’abbé Henry célèbre la messe des morts et nous conduisons au cimetière proche de l’église le corps de notre canonnier. Les hommes sont bien attristés par la mort de ce bon camarade. Mais ces pieux devoirs ne doivent pas nous faire oublier les autres et à 8 heures je pars conduire mes deux sous-officiers observateurs aux poste 0.6 ou Réduit et au poste 0.7 ou Isba. Le secteur est d(ailleurs parfaitement calme et cette reconnaissance est une véritable promenade.

A déjeuner nous recevons un lieutenant du parc d’artillerie du 18^(ème) CA ami de Chauris et cousin d’un de mes excellents camarades de promotion James J. Bach qui, bien qu’américain de nationalité n’a pas hésité à s’engager au début de la campagne dans la légion étrangère. Passé de là dans l’aviation il a été obligé d’atterrir dans les lignes allemandes alors qu’il revenait s’y déposer un espion. (Note de l’éditeur : fait prisonnier le 23 septembre 1915, libéré après l’armistice, médaille militaire et croix de guerre).

Dans l’après-midi mon ancien brigadier Hubert vient nous conduire un renfort de chevaux. Sa blessure était plus grave que nous pensions, l’éclat d’obus qui l’a frappé aux reins était rentré jusque dans le voisinage du foie. Après son opération on l’a versé au dé »pot de Ville Evrard. J’apprends par lui que nous allons changer de régiment : nous serons à partir du 1^(er) novembre 10^(ème) batterie du 105^(ème) lourd dont le dépôt est à Joigny. Je me demande si je me déciderai à quitter mon numéro 2 et ma grenade pour ce numéro 105 qui me ferait prendre pour un biffin.

Comparaison directe · Tome II · AD084_0056 · p. 444 ; Tome II · AD084_0057 · p. 445
31 octobre 1915

31 octobre 1915 — alerte locale et canonnade en Champagne

Comparé au manuscrit

31 octobre : Dans l’après-midi nous sommes alertés mais les Allemands ne bougent pas. Il n’en est pas de même en Champagne où la canonnade fait rage.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Entrée entière du 31 octobre p. 445, avant le 5 novembre. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome II · AD084_0057 · p. 445.

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445Il n’en n’est pas de mêmeIl n’en est pas de même

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31 octobre : Dans l’après-midi nous sommes alertés mais les Allemands ne bougent pas. Il n’en n’est pas de même en Champagne où la canonnade fait rage.

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