LES MÉMOIRES DU CAPITAINEExplorer les sources →
MÉMOIRES · 1919

Février 1919 1919

36 passages narratifs ou documents associés, dans l’ordre du manuscrit.

1 février 1919

1 février 1919

Source : manuscrit

1er février. — À 7h30 nous quittons le cantonnement. Aux abords de Toul la route devient terriblement mauvaise et surtout horriblement encombrée par des troupes américaines dont les automobiles lourdes ou légères nous croisent à une vitesse de bolide. Sur la route où nous nous arrêtons pour déjeuner après Toul nous pensons mourir de froid. Enfin, morts éreintés nous atteignons Marbache à 14h45. Pour comble de malheur le cantonnement est ignoble.

Tome III · AD084_0294Page manuscrite 1082
2 février 1919

2 février 1919

Source : manuscrit

2 février. — Nous restons malheureusement aujourd'hui au même cantonnement. Le commandant Gantier nous quitte pour prendre un commandement à Landau. Il est bien ému en nous quittant et je le comprends. Il pleure nous regrette car il ne trouvera pas souvent des groupes semblables au nôtre. Au moment de partir, il m'embrasse les larmes aux yeux : « Nous nous sommes bien disputés, mon pauvre Desaulle, mais cela ne fait rien. Vous êtes tout de même un chic type ! » Le groupe Devals se rend vers l'arrière pour être démobilisé, mais le commandant Devals nous reste, hélas !

Tome III · AD084_0294Page manuscrite 1082
3 février 1919

3 février 1919

Source : manuscrit

3 février. — L'étape d'aujourd'hui est ridiculement courte puisque nous allons à Custines. Dans l'après-midi j'assiste à la gare à un très curieux embarquement de tanks Renault et j'admire la souplesse de ces engins. Demain il est probable que nous aurons une longue étape puisque nous devons franchir l'ancienne zone du front pour aller en Lorraine reconquise. Bon sang nous sommes heureux à la pensée de fouler ce sol reconquis après 52 mois d'une âpre lutte, mais ce bonheur a été acheté bien cher pour que nous puissions nous réjouir complètement.

Tome III · AD084_0294Page manuscrite 1082
4 février 1919

4 février 1919

Source : manuscrit

4 février. — Je pars avec le logement à 7 heures par Millery, Faulx, St Pierre, Montenoy et Leyr. Nous sommes maintenant en plein dans l'ancienne zone du front

Tome III · AD084_0294Page manuscrite 1082
Date non portée

Carte n° 62 — Vitry-le-François, Thiéblemont et Perthes

Comparé au manuscrit
Cliquez ou touchez la carte pour l’agrandir.

Fiche de la carte · source et passages associés →

Carte n° 62.

[Sélection de toponymes imprimés : Vitry-le-François ; Vauclerc ; Thiéblemont ; Farémont ; Perthes ; Vouillers.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Sélection éditoriale rectifiée d’après les noms et l’étendue réellement visibles du scan original entier. Les cartes 62 à 65, insérées plus loin dans la lecture, servent également au parcours de janvier. Ces légendes ne datent pas les fonds et ne créent pas d’étapes. Les images et les tracés sont conservés sans retouche. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0295 · p. sans numéro manuscrit.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
sans numéro manuscrit[Sélection de toponymes imprimés : Vitry-le-François ; Marolles ; Vauclerc ; Thiéblemont-Farémont ; Saint-Dizier ; Perthes ; Vonnillers ; Saint-Eulien.][Sélection de toponymes imprimés : Vitry-le-François ; Vauclerc ; Thiéblemont ; Farémont ; Perthes ; Vouillers.]

Reste de l’entrée, toutes les ancres de personnes et ancienne transcription intégrale : Intervention ciblée sur les toponymes ou sur une sélection éditoriale de carte ; aucune collation intégrale de page supplémentaire revendiquée.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

Carte n° 62.

[Sélection de toponymes imprimés : Vitry-le-François ; Marolles ; Vauclerc ; Thiéblemont-Farémont ; Saint-Dizier ; Perthes ; Vonnillers ; Saint-Eulien.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison directe · Tome III · AD084_0295 · p. sans numéro manuscrit
Date non portée

Carte n° 63 — Saint-Dizier, Ancerville et Aulnois-en-Perthois

Comparé au manuscrit
Cliquez ou touchez la carte pour l’agrandir.

Fiche de la carte · source et passages associés →

Carte n° 63.

[Sélection de toponymes imprimés : Saint-Dizier ; Ancerville ; Aulnois-en-Perthois ; Hallignicourt ; Haironville ; Stainville ; Roches-sur-Marne.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Sélection éditoriale rectifiée d’après les noms et l’étendue réellement visibles du scan original entier. Les cartes 62 à 65, insérées plus loin dans la lecture, servent également au parcours de janvier. Ces légendes ne datent pas les fonds et ne créent pas d’étapes. Les images et les tracés sont conservés sans retouche. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0296 · p. sans numéro manuscrit.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
sans numéro manuscrit[Sélection de toponymes imprimés : Saint-Dizier ; Ancerville ; Aulnois-sous-Vertuzey ; Hallignicourt ; Haironville ; Stainville ; Roches-sur-Marne.][Sélection de toponymes imprimés : Saint-Dizier ; Ancerville ; Aulnois-en-Perthois ; Hallignicourt ; Haironville ; Stainville ; Roches-sur-Marne.]

Reste de l’entrée, toutes les ancres de personnes et ancienne transcription intégrale : Intervention ciblée sur les toponymes ou sur une sélection éditoriale de carte ; aucune collation intégrale de page supplémentaire revendiquée.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

Carte n° 63.

[Sélection de toponymes imprimés : Saint-Dizier ; Ancerville ; Aulnois-sous-Vertuzey ; Hallignicourt ; Haironville ; Stainville ; Roches-sur-Marne.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison directe · Tome III · AD084_0296 · p. sans numéro manuscrit
4 février 1919

4 février 1919 — continuation

Comparé au manuscrit

que j'ai déjà parcourue en 1918. On voit encore dans maints endroits les traces des préparatifs importants qui avaient été faits en vue de l'offensive qui devait se déclancher le 13 novembre sous la direction du général de Castelnau, offensive qui nous aurait mené à Metz, tombant bientôt et qui aurait obligé certainement une partie de l'armée allemande à mettre bas les armes. D'après les ordres reçus du colonel nous devons franchir la Seille à Aulnois, mais en arrivant à Chenicourt j'apprends que le pont d'Aulnois n'est pas encore réparé. Je reviens alors au pont d'Ajoncourt qui, lui, n'est pas démoli. La frontière coïncide ici avec la rivière mais le poteau frontière a disparu. Au sortir d'Ajoncourt je me dirige sur la route de Fossieux mais là, nouveau mécompte ; le pont au delà de Fossieux n'est pas rétabli. Pour atteindre Aulnois sur Seille nous éprouvons les plus grandes difficultés car la route est fort mauvaise, les Boches l'ayant fait sauter en plusieurs endroits avant de se retirer. Le village d'Aulnois est d'ailleurs encombré de tranchées et de fils de fer barbelés au milieu desquels nous passons au prix de mille difficultés. Enfin après avoir traversé le bois des Fourasses d'Aulnois rempli de blockhaus, et le village de Lemoncourt nous arrivons au village de Delme qui sera notre cantonnement et où nous sommes fort bien reçus. Ce n'est plus évidemment l'enthousiasme des premiers jours après l'armistice. Ce qui m'indigne immédiatement c'est de voir l'étonnement naïf de mes camarades. Ils sont surpris d'entendre les gens de ce pays-ci parler français. L'ignorance du Français sur la question d'Alsace Lorraine a quelque chose de vraiment pénible et je dirais même de révoltant. L'étonnement de notre commandant méridional est risible : il n'en revient pas de voir que l'épicier du lieu s'appelle Champonillon et que le boucher s'appelle Émile Dubois. « Vous savez, me dit-il, tous ces gens parlent français….. même entre eux ! » Je lui réponds que pour la plupart ils seraient bien en peine de parler un autre langage puisqu'ils ne savent pas un mot d'allemand. J'étais prêt à lui dire, à lui qui est de Toulouse, ces gens-là sont plus Français

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Lecture ciblée des deux mentions d’Ajoncourt le 4 février. Le franchissement de la Seille ne reçoit pas un point situé sur une autre section de la rivière. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0297 · p. 1085.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
1085AgincourtAjoncourt

Reste de l’entrée, identités et surfaces des personnes, ancienne transcription intégrale : Correction ciblée ; aucune continuation de la fin inachevée du 1er mars, ni étape déduite des photographies terminales.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

que j'ai déjà parcourue en 1918. On voit encore dans maints endroits les traces des préparatifs importants qui avaient été faits en vue de l'offensive qui devait se déclancher le 13 novembre sous la direction du général de Castelnau, offensive qui nous aurait mené à Metz, tombant bientôt et qui aurait obligé certainement une partie de l'armée allemande à mettre bas les armes. D'après les ordres reçus du colonel nous devons franchir la Seille à Aulnois, mais en arrivant à Chenicourt j'apprends que le pont d'Aulnois n'est pas encore réparé. Je reviens alors au pont d'Agincourt qui, lui, n'est pas démoli. La frontière coïncide ici avec la rivière mais le poteau frontière a disparu. Au sortir d'Agincourt je me dirige sur la route de Fossieux mais là, nouveau mécompte ; le pont au delà de Fossieux n'est pas rétabli. Pour atteindre Aulnois sur Seille nous éprouvons les plus grandes difficultés car la route est fort mauvaise, les Boches l'ayant fait sauter en plusieurs endroits avant de se retirer. Le village d'Aulnois est d'ailleurs encombré de tranchées et de fils de fer barbelés au milieu desquels nous passons au prix de mille difficultés. Enfin après avoir traversé le bois des Fourasses d'Aulnois rempli de blockhaus, et le village de Lemoncourt nous arrivons au village de Delme qui sera notre cantonnement et où nous sommes fort bien reçus. Ce n'est plus évidemment l'enthousiasme des premiers jours après l'armistice. Ce qui m'indigne immédiatement c'est de voir l'étonnement naïf de mes camarades. Ils sont surpris d'entendre les gens de ce pays-ci parler français. L'ignorance du Français sur la question d'Alsace Lorraine a quelque chose de vraiment pénible et je dirais même de révoltant. L'étonnement de notre commandant méridional est risible : il n'en revient pas de voir que l'épicier du lieu s'appelle Champonillon et que le boucher s'appelle Émile Dubois. « Vous savez, me dit-il, tous ces gens parlent français….. même entre eux ! » Je lui réponds que pour la plupart ils seraient bien en peine de parler un autre langage puisqu'ils ne savent pas un mot d'allemand. J'étais prêt à lui dire, à lui qui est de Toulouse, ces gens-là sont plus Français

Comparaison directe · Tome III · AD084_0297 · p. 1085Page manuscrite 1085
4 février 1919

4 février 1919 — continuation

Source : manuscrit

que vous ! Pour moi je n'ai éprouvé aucune surprise car je sais que les gens de ce pays sont Français, par la race, la langue, les sentiments, les habitudes. Le facteur du lieu a déjà arboré une superbe tenue de facteur français. Dans les rues on rencontre d'anciens soldats prisonniers qui ont été libérés par nous et qui se promènent maintenant habillés moitié en soldats français et moitié en soldats allemands. Toutes les inscriptions boches ont disparu, mais comme les Boches avaient fait disparaître les inscriptions françaises il ne reste plus guère que les noms de familles qui, eux, sont bien français. Le maire du village est le docteur François qui sera en 1919 élu député de la Moselle et qui aura le grand honneur à la rentrée des chambres de lire la proclamation des nouveaux députés d'Alsace Lorraine. Il y a, à l'entrée du village un parc de matériel allemand abandonné et comprenant une cinquantaine de canons, minés pour la plupart.

Tome III · AD084_0298Page manuscrite 1086
5 février 1919

5 février 1919

Source : manuscrit

5 février. — Le froid est de plus en plus vif. Les routes couvertes de neige glacée sont extrêmement glissantes et il devient dangereux de circuler à cheval. Nous quittons cependant notre cantonnement à 7h25 mais bien à regret ! La route s'élève en pente très douce jusqu'à la forêt de Château Salins, puis descend en lacets majestueux sur cette dernière ville, absolument dénuée de pittoresque. Laissant à droite Moyenvic que je connais fort bien pour y être venu pendant les vacances nous gagnons Marsal notre cantonnement. C'est une ancienne ville fortifiée par Vauban et désaffectée depuis 1870. Il y a encore tout autour de la ville des remparts imposants bien qu'en ruine et une porte assez intéressante par laquelle nous entrons. Au nord et au sud de la ville deux vieilles redoutes servant autrefois de casernes sont aujourd'hui transformées en écuries. Il y a encore dans la ville les casernes, l'arsenal, mais tout cela complètement abandonné et dans un grand état de délabrement. Ce qui est le moins délabré et assez bien entretenu est encore l'hôpital principal et l'église qui est romane mais fortement restaurée. Les Allemands ont d'ailleurs enlevé de cette église tous les métaux intéressants et en particu-

Tome III · AD084_0298Page manuscrite 1086
Date non portée

Photographies 722–725

Source : manuscrit
Tome 3 · AD084_0299.jpg : 4 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

722 — Canons allemands abandonnés à Delme

723 — Canons allemands abandonnés à Delme

724 — L'entrée de la batterie à Marsal

725 — Canons allemands

Tome III · AD084_0299
Date non portée

Carte n° 64 — Ligny-en-Barrois, Tréveray et Naix

Comparé au manuscrit
Cliquez ou touchez la carte pour l’agrandir.

Fiche de la carte · source et passages associés →

Carte n° 64.

[Sélection de toponymes imprimés : Ligny-en-Barrois ; Tréveray ; Naix.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Nouvelle vérification de la légende éditoriale de la carte 64 : le repère est Naix, et non Gondrecourt. Le récit de Pierre est inchangé. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0300 · p. sans numéro manuscrit.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
carte 64Gondrecourt (attribution éditoriale du checkpoint 1667)Naix, nom imprimé auprès du repère ; Gondrecourt absent de ce cadre.

La légende du checkpoint 1667 reste conservée dans l’historique de cette correction. : Le contrôle rectifie une identification éditoriale, sans retoucher le fond original.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

Carte n° 64.

[Sélection de toponymes imprimés : Ligny-en-Barrois ; Tréveray ; Gondrecourt.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison directe · Tome III · AD084_0300 · p. sans numéro manuscrit
5 février 1919

5 février 1919 — continuation

Source : manuscrit

lier les tuyaux d'orgues. Il y a encore dans la ville la maison du gouvernement, l'ancien collège, l'hôtel de ville. On pourrait croire à l'énumération de tous ces bâtiments civils et militaires que Marsal est une grande ville : il n'en est rien puisqu'elle tiendrait tout entière sur la place de la Concorde. C'est un microcosme, une place forte en miniature comme devaient en avoir les enfants des rois pour jouer aux soldats. Je suis déjà venu ici avant la guerre et j'avais été frappé de la solitude de cette ville à moitié en ruines et de son état d'abandon. Au lieu des 2 ou 3.000 habitants de 1870 il n'en restait peut-être pas 300 en 1914 et encore moins maintenant. Il y a cependant en ce moment un peu d'animation dans la ville d'abord à cause de nos 5 à 600 poilus et ensuite parce qu'il y a un cantonnement de 600 prisonniers russes libérés qui travaillent (?) à remettre en état les routes et les champs environnants. Notre cantonnement d'aujourd'hui est donc bon, malheureusement nous n'y restons pas. Comme par bien entendu les Allemands ont réquisitionné ou plutôt volé tout ce qui pouvait leur servir et en particulier la laine des matelas. Celle-ci a été remplacée par des ersatz, crin ou roseaux, ce qui fait que les matelas sont fort durs. La conséquence heureuse de cela c'est que je dors maintenant comme un dieu !

Tome III · AD084_0301Page manuscrite 1089
6 février 1919

6 février 1919

Source : manuscrit

6 février. — Le départ du cantonnement est à 7h25 par Dieuze. La température est de plus en plus froide et la route est extrêmement glissante. Nous suivons un chemin que je connais déjà pour l'avoir parcouru avant la guerre. Nous traversons bientôt Dieuze et entrons bientôt dans les bois. Laissant à gauche les étangs de Lindre et l'antique village de Tarquimpol (la ville de Tarquin) nous arrivons bientôt à Assenoncourt. La traversée de ce village très escarpé est particulièrement pénible à cause du terrain glissant. Bientôt nous atteignons notre cantonnement d'Azoudange déjà encombré par un groupe de tracteurs qui devait partir le matin mais qui n'a pas pu à cause de la neige. Nous nous tassons tant bien que mal dans ce pauvre village, mais le plus triste est que nous sommes ici, paraît-il, pour plusieurs jours. C'est certainement un des plus mauvais cantonnements que nous ayons eu depuis notre départ de Meaux et c'est celui-là qu'on choisit pour

Tome III · AD084_0301Page manuscrite 1089
6 février 1919

6 février 1919 — continuation

Source : manuscrit

nous faire séjourner. Ce n'était pas la peine de nous faire faire 900 kilomètres pour nous amener dans ce trou de 200 habitants, à 28 kilomètres de la ville la plus proche, Sarrebourg et à 15 kilomètres du bourg le plus proche, Dieuze. Naturellement nous ne trouvons pas grand'chose à acheter ici pour améliorer notre ordinaire, sauf du beurre qu'on nous vend 12 francs le kilogramme, prix abordable. Il est vrai qu'il est fort mauvais bien que pur. Le pays où nous sommes est assez sauvage puisqu'aux environs il n'y a guère que des étangs et des bois. Cela serait parfait en été mais en ce moment cette nature sévère manque complètement de charme car il fait horriblement froid. Les routes couvertes de verglas nous refusent toute promenade. Malgré que le village soit de faible importance nous finissons cependant par nous y installer assez bien, d'abord parce que les gens d'ici sont aimables et relativement à leur aise, mais aussi parce que ces villages étaient des cantonnements de repos de l'armée allemande et par conséquent supérieurement organisés à cet usage. Toutes les maisons sont éclairées à l'électricité. Il y a dans toutes les maisons une profusion de poêles qui chauffent remarquablement. Il y a encore dans toutes les chambres des tables, des armoires, des porte-manteaux de ces messieurs. Pour ma part je suis nanti d'une belle chambre chez de braves paysans qui me reçoivent fort bien.

Tome III · AD084_0302Page manuscrite 1090
9 février 1919

9 février 1919

Source : manuscrit

9 février. — Aujourd'hui dimanche nous assistons à la grand'messe dans la modeste église du lieu. L'assistance est vraiment nombreuse pour un pays d'aussi faible importance et chose remarquable il y a presque autant d'hommes que de femmes. Beaucoup de ces hommes sont des prisonniers lorrains libérés qui sont habillés moitié en soldats allemands moitié en soldats français. Le curé, homme très francophile a prononcé un petit discours qui m'a profondément ému. Il est vraiment touchant d'entendre parler ainsi de la France par des gens qui ont supporté le joug allemand pendant 48 ans. La température est toujours sibérienne : 10 degrés au dessous de zéro en plein midi et il y a sur la route une belle couche de verglas que j'ai toutes les peines du monde à me rendre de ma chambre à la popote.

Tome III · AD084_0302Page manuscrite 1090
Date non portée

Carte n° 65 — Void, Pagny-sur-Meuse et Lay-Saint-Remy

Comparé au manuscrit
Cliquez ou touchez la carte pour l’agrandir.

Fiche de la carte · source et passages associés →

Carte n° 65.

[Sélection de toponymes imprimés : Void ; Pagny-sur-Meuse ; Lay-Saint-Remy.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Sélection éditoriale rectifiée d’après les noms et l’étendue réellement visibles du scan original entier. Les cartes 62 à 65, insérées plus loin dans la lecture, servent également au parcours de janvier. Ces légendes ne datent pas les fonds et ne créent pas d’étapes. Les images et les tracés sont conservés sans retouche. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0303 · p. sans numéro manuscrit.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
sans numéro manuscrit[Sélection de toponymes imprimés : Nomeny ; Delme ; Château-Salins ; Aulnois-sur-Seille ; Fossieux ; Chenicourt ; Agincourt ; Lemoncourt.][Sélection de toponymes imprimés : Void ; Pagny-sur-Meuse ; Lay-Saint-Remy.]

Reste de l’entrée, toutes les ancres de personnes et ancienne transcription intégrale : Intervention ciblée sur les toponymes ou sur une sélection éditoriale de carte ; aucune collation intégrale de page supplémentaire revendiquée.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

Carte n° 65.

[Sélection de toponymes imprimés : Nomeny ; Delme ; Château-Salins ; Aulnois-sur-Seille ; Fossieux ; Chenicourt ; Agincourt ; Lemoncourt.]

[Fond cartographique avec itinéraire rouge ; fond non intégralement transcrit.]

Comparaison directe · Tome III · AD084_0303 · p. sans numéro manuscrit
9 février 1919

9 février 1919 — continuation

Source : manuscrit

Impossible donc de sortir à cheval. Je pensais que nous allions continuer notre pénétration pacifique à l'intérieur mais le bruit court encore que nous allons rentrer à l'intérieur. Le commandant Devals nous quittant aujourd'hui je prends le commandement du groupe, pas pour longtemps sans doute puisque je vais être libéré dans trois semaines. Malgré cette libération prochaine j'apprends que je suis proposé pour le grade de chef d'escadron, mais je n'ai aucune chance d'être nommé.

Tome III · AD084_0305Page manuscrite 1093
13 février 1919

13 février 1919

Source : manuscrit

13 février. — Notre séjour à Azoudange menaçant de s'éterniser je me décide à aller faire un tour à Strasbourg avec mon aspirant Quelquejay. À 8 heures nous partons donc à bicyclette par Maizières, Bourdonnay, Moussey où nous traversons la vallée du Sânon. Enfin nous arrivons à la gare d'Avricourt où nous devons prendre le train. La gare est d'ailleurs fortement démolie. Après Sarrebourg nous traversons les derniers contreforts des Vosges qui sont assez pittoresques. Vers midi nous arrivons à Strasbourg où nous déjeunons près de la gare après avoir cherché un hôtel. Dans l'après-midi nous visitons le centre de la ville et la cathédrale, remarquable. Le soir nous assistons à un concert dans une salle de la ville.

Tome III · AD084_0305Page manuscrite 1093
14 février 1919

14 février 1919

Comparé au manuscrit

14 février. — Le matin de bonne heure nous commençons notre promenade dans la ville visitons la Faculté, l'esplanade, l'Hôtel Dieu, le jardin de l'Orangerie. Sur la place devant l'ancien palais de l'empereur Guillaume il reste encore le soubassement de la statue de cet empereur, sur lequel on a collé une proclamation du maréchal Foch. Au dessous de la signature de ce dernier un homme d'esprit a écrit : « Deposuit potentes de sede ». L'après-midi après un déjeuner somptueux au restaurant Valentin nous allons voir le pont de Kehl que nous ne pouvons d'ailleurs franchir puis le musée historique. Le soir pour dîner nous échouons chez Gruber où le garçon nous sert pour deux une choucroute qui servirait à nourrir 4 Français moyens. « Et encore, monsieur, me dit le garçon si vous aviez vu quand c'était les Boches ! » Pour lui donner une bonne idée des Français nous vidons presque le plat. À 20h30 nous reprenons le train pour Avricourt mais là, fâcheux contretemps, la pluie tombe tran-

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

À Strasbourg, le manuscrit nomme la Faculté, et non le faubourg de France. L’heure de reprise du train se lit 20h30. Les identités, graphies et liens de Guillaume et de Foch sont conservés avec décalage explicite de leurs positions. Il ne s’agit pas d’une collation intégrale de la page. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0305 · p. 1093.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
1093le faubourg de Francela Faculté
109316h3020h30

Reste de l’entrée, identités et surfaces des personnes, ancienne transcription intégrale : Correction ciblée ; aucune continuation de la fin inachevée du 1er mars, ni étape déduite des photographies terminales.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

14 février. — Le matin de bonne heure nous commençons notre promenade dans la ville visitons le faubourg de France, l'esplanade, l'Hôtel Dieu, le jardin de l'Orangerie. Sur la place devant l'ancien palais de l'empereur Guillaume il reste encore le soubassement de la statue de cet empereur, sur lequel on a collé une proclamation du maréchal Foch. Au dessous de la signature de ce dernier un homme d'esprit a écrit : « Deposuit potentes de sede ». L'après-midi après un déjeuner somptueux au restaurant Valentin nous allons voir le pont de Kehl que nous ne pouvons d'ailleurs franchir puis le musée historique. Le soir pour dîner nous échouons chez Gruber où le garçon nous sert pour deux une choucroute qui servirait à nourrir 4 Français moyens. « Et encore, monsieur, me dit le garçon si vous aviez vu quand c'était les Boches ! » Pour lui donner une bonne idée des Français nous vidons presque le plat. À 16h30 nous reprenons le train pour Avricourt mais là, fâcheux contretemps, la pluie tombe tran-

Comparaison directe · Tome III · AD084_0305 · p. 1093Page manuscrite 1093
14 février 1919

14 février 1919 — continuation

Source : manuscrit

formant le verglas en une patinoire parfaite. Impossible de se tenir debout et nous sommes assez inquiets sur la manière dont nous pourrons regagner notre cantonnement. Nous enfourchons cependant nos vélos mais en traversant Avricourt, quelqu'un glisse et tombe violemment de son vélo. Je ne tarde pas à en faire autant. Nous ramassons ainsi chacun plusieurs bûches, mais cependant nous avançons par la route qui se dégèle progressivement sous l'action de la pluie, mais dans les bois au dessus de Moussey c'est une autre affaire. Marchant à vive allure je tombe lourdement et me fais horriblement mal. Cette fois il n'y a plus moyen de rouler. Clopin clopant nous achevons à pied la traversée du bois et atteignons notre cantonnement vers 4 heures du matin.

Tome III · AD084_0306Page manuscrite 1094
16 février 1919

16 février 1919

Source : manuscrit

16 février. — Les journées continuent à s'écouler au cantonnement avec une certaine monotonie. Les routes cependant sont moins glissantes et j'en profite pour aller déjeuner à Guermange chez les camarades du 3e groupe et faire mes adieux à tout le monde. Nous allons en effet être ramenés à l'arrière après avoir versé au 3e groupe Quelquejay ainsi que les trois autres aspirants (Cordonnier, Alloncle et Collard) ainsi que 60 hommes.

Tome III · AD084_0306Page manuscrite 1094
17 février 1919

17 février 1919

Source : manuscrit

17 février. — Cette fois ils sont en effet partis. Nous partons demain pour revenir à Châlons où le groupe sera démobilisé.

Tome III · AD084_0306Page manuscrite 1094
18 février 1919

18 février 1919

Comparé au manuscrit

18 février. — À 7h25 nous quittons le cantonnement d'Azoudange par Maizières et Bourdonnay. À l'entrée du village de la Garde nous voyons de nombreuses tombes datant de 1914 et en particulier celles du combat du 11 août où la 4e brigade de cavalerie bavaroise (2 escadrons de chevau-légers de Dieuze et 2 escadrons de Sarrebourg) surprise pied à terre par les batteries à cheval de Lunéville fut à peu près exterminée. 300 Allemands pour le moins sont restés sur le carreau et parmi eux les 2 colonels qui reposent avec un grand nombre d'officiers dans un tombeau monumental. Un peu avant Xures nous franchissons l'ancienne frontière. Le poteau frontière gît dans le fossé, renversé. Dans une ferme voisine un poteau existe encore et me donne l'occasion d'un fort beau cliché. Laissant Mouacourt sur notre gauche nous faisons

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Le manuscrit nomme Mouacourt, au sud de l’itinéraire de Xures à Coincourt. Ce village est imprimé sur la carte 41 ; il est distinct de Moncourt, imprimé sur la carte 66. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0306 · p. 1094.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
1094MoncourtMouacourt

Reste de l’entrée, identités et surfaces des personnes, ancienne transcription intégrale : Correction ciblée ; aucune continuation de la fin inachevée du 1er mars, ni étape déduite des photographies terminales.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

18 février. — À 7h25 nous quittons le cantonnement d'Azoudange par Maizières et Bourdonnay. À l'entrée du village de la Garde nous voyons de nombreuses tombes datant de 1914 et en particulier celles du combat du 11 août où la 4e brigade de cavalerie bavaroise (2 escadrons de chevau-légers de Dieuze et 2 escadrons de Sarrebourg) surprise pied à terre par les batteries à cheval de Lunéville fut à peu près exterminée. 300 Allemands pour le moins sont restés sur le carreau et parmi eux les 2 colonels qui reposent avec un grand nombre d'officiers dans un tombeau monumental. Un peu avant Xures nous franchissons l'ancienne frontière. Le poteau frontière gît dans le fossé, renversé. Dans une ferme voisine un poteau existe encore et me donne l'occasion d'un fort beau cliché. Laissant Moncourt sur notre gauche nous faisons

Comparaison directe · Tome III · AD084_0306 · p. 1094Page manuscrite 1094
Date non portée

Photographies 726–728

Source : manuscrit
Tome 3 · AD084_0307.jpg : 3 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

726–727 — Matériel allemand abandonné à Azoudange

728 — Simili tanks en bois fabriqués par les Allemands

Tome III · AD084_0307
Date non portée

Photographies 729–732

Source : manuscrit
Tome 3 · AD084_0308.jpg : 4 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

729–730 — Le pont du chemin de fer à Kehl

731 — Le pont-route de Kehl

732 — Le Rhin et Kehl

Tome III · AD084_0308
Date non portée

Photographies 733–735

Source : manuscrit
Tome 3 · AD084_0309.jpg : 3 photographies, chacune cliquable

Cliquez ou touchez une photographie pour l’agrandir avec sa légende manuscrite, en sépia, sans retouche.

733 — L'hôpital de Strasbourg

734 — Tombe allemande à la Garde

735 — Le poteau frontière de Xures

Tome III · AD084_0309
18 février 1919

18 février 1919 — continuation

Comparé au manuscrit

un grand crochet par Coincourt où nous nous arrêtons sur la route pour déjeuner. On s'est battu ici et les villages partiellement démolis sont inhabités. Parroy que nous traversons bientôt n'est plus qu'un monceau de ruines. La route passe ensuite sur la digue du fameux étang de Parroy qui pendant 52 mois sépara les Français et les Allemands. La traversée de Bauzemont, village très accidenté est fort pénible enfin vers 15 heures nous atteignons enfin le village de Valhey que nous connaissons bien et où nous devons cantonner.

Comparaison avec le manuscrit · corrections et réserves

Lecture de Bauzemont d’après le manuscrit du 18 février et le nom imprimé sur la carte 41. Le village, l’étang de Parroy et la forêt de Parroy sont trois repères distincts. Ponctuation, accents et coupures de ligne sont adaptés à la lecture continue.

Tome III · AD084_0311 · p. 1099.

PageTranscription antérieureLecture du manuscrit
1099BanzemontBauzemont

Reste de l’entrée, identités et surfaces des personnes, ancienne transcription intégrale : Correction ciblée ; aucune continuation de la fin inachevée du 1er mars, ni étape déduite des photographies terminales.

Cette vérification concerne uniquement cette entrée ; elle ne vaut pas validation des autres passages.

Transcription antérieure conservée pour comparaison

un grand crochet par Coincourt où nous nous arrêtons sur la route pour déjeuner. On s'est battu ici et les villages partiellement démolis sont inhabités. Parroy que nous traversons bientôt n'est plus qu'un monceau de ruines. La route passe ensuite sur la digue du fameux étang de Parroy qui pendant 52 mois sépara les Français et les Allemands. La traversée de Banzemont, village très accidenté est fort pénible enfin vers 15 heures nous atteignons enfin le village de Valhey que nous connaissons bien et où nous devons cantonner.

Comparaison directe · Tome III · AD084_0311 · p. 1099Page manuscrite 1099
19 février 1919

19 février 1919

Source : manuscrit

19 février. — À 7 heures nous quittons le cantonnement par Einville, Maixe et Crévic, route que nous parcourions il y a un an à peu près tous les jours. À Sommerviller je suis bien aise de revoir en passant les braves Thomassin qui m'hébergeaient il y a un an, malheureusement il m'est impossible de m'arrêter bien longtemps puisque nous devons aller cantonner à Rosières aux Salines. La démobilisation du groupe commence et presque chaque jour je renvoie quelques hommes. J'espère cependant qu'il m'en restera assez pour conduire mon matériel à Châlons.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
20 février 1919

20 février 1919

Source : manuscrit

20 février. — Aujourd'hui, départ à 7 heures du matin par St Nicolas, Manoncourt, Azelot, Flavigny et Frolois pour Xeuilley où nous arrivons à 12h30. J'y retrouve les braves gens chez lesquels j'étais logé à cette époque et qui m'offrent une fois de plus l'hospitalité. Nous passons également la journée du lendemain dans cet agréable séjour.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
22 février 1919

22 février 1919

Source : manuscrit

22 février. — Départ de Xeuilley à 7 heures du matin pour Chaudeney où nous arrivons à 12h15.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
23 février 1919

23 février 1919

Source : manuscrit

23 février. — Départ de Chaudeney à 8 heures pour Lay St Rémy où nous arrivons à 11 heures. Mailly et Ségnal viennent déjeuner avec nous.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
24 février 1919

24 février 1919

Source : manuscrit

24 février. — À 7 heures départ pour Void où nous arrivons à 9h15.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
26 février 1919

26 février 1919

Source : manuscrit

26 février. — Après avoir passé la journée de la veille sur place nous quittons le cantonnement à 7 heures du matin pour St Aubin sur Aire.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
27 février 1919

27 février 1919

Source : manuscrit

27 février. — À 7 heures du matin par un horrible temps de vent et de neige nous quittons le cantonnement pour celui de Stainville, refaisant exactement le même chemin qu'à l'aller avec cette seule différence que les habitants sont un peu moins empressés que jadis d'avoir à nous héberger.

Tome III · AD084_0311Page manuscrite 1099
28 février 1919

28 février 1919

Source : manuscrit

28 février. — À 7h30 départ pour Ancerville où nous arrivons à 10 heures.

Tome III · AD084_0312Page manuscrite 1100

↑ Revenir au choix des mois

Document

100 %